HISTORIQUE


Le premier Château ou plutôt forteresse date du IVe siècle, période romaine.

A cette époque, cet endroit s’appelait Bonavenna (ou encore Bonabes) de Taberio. Il appartenait à un Prince Ecossais : Calphurnius qui avait fuit les forces saxonnes. Une nuit, des pirates irlandais arrivent à Cancaven (Cancale). Ils se répandent dans la forêt de Qokelunde (laquelle s’étendait sous la Gouesnière-Bonaban jusqu’à Plerguer). Armés de piques et de haches, ils massacrèrent le Prince et toute sa famille. Ses propriétés pillées, brûlées, seul son jeune fils Patrice aurait survécu à ce massacre et aurait été conduit en Irlande. Il y garda des troupeaux, y apprit la langue du pays dont il devint l’oracle et l’apôtre.

Erigé sur un mamelon de granit (24 m au-dessus du niveau de la mer), les différents Châteaux de Bonaban étaient autrefois un point stratégique de premier ordre. Le donjon féodal dominait l’immense plaine de la baie du Mont-Saint-Michel. Il commandait les marches de la Bretagne.
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Le Château primitif est à priori une motte féodale. Propriété des Bonabès de Rougé en 1123. En 1164, il se compose d’un grand corps de logis avec un pavillon, deux tours, des fossés, des douves et un pont-levis. Une tour lui est ajoutée au XIIe siècle. Bonaban passe à de Maure, le gendre de Bonabès de Rougé, vers 1270. Cette famille conserve le domaine seigneurial jusqu’en 1555. Il devient alors possession des Guiny de la Garoulaye entre 1560 et le 20 décembre 1664, puis des Pépins du Bignon, des Courtavel, de Pèze et de Vassé. Démoli dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, la première pierre du château actuel est posée le 3 juin 1776 par François-Guillaume Le Fer de la Saudre.

L’architecture associe le style de la malouinière et le style féodal avec ses soubassements et ses tourelles d’angle. Il possède intérieurement un escalier de marbre de Gênes, des tapisseries de Gobelins et d’Aubusson d’après des cartons Lebrun.

Le colombier date de 1665. Malheureusement, son intérieur a été saccagé au cours du XXe siècle.

Sous la Révolution le Château est pillé, occupé par les soldats. L’acte de l’an 9, relate que les portes intérieures furent enfoncées, des panneaux brisés, les superbes tapisseries servirent de couverture pour les troupes. La rampe en fer du grand escalier, la ferrade entre les deux piliers de pierres de taille, les tuyaux des gouttières coupés, furent enlevés, le pays avait besoin de ferraille.

Le 6 brumaire de l’an 9, il est vendu à Pierre Ange Alexandre Level d’Amanlis, puis le 19 février 1842 au comte Henry de Kergariou, Maison de l’ancienne Chevalerie du Duché de Bretagne. Un de ses descendants sera maire de la commune ainsi que son bienfaiteur.

Durant la seconde guerre mondiale, le Château fut occupé par les anciens combattants francais, ce qui lui évita d’être réquisitionné par l’armée d’occupation.

 

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